Peut-on se fier à une expérimentation conso avec seulement une dizaine de consos ?

Lors d’une phase d’expérimentation, il ne s’agit pas de se fier à une dizaine de consos, mais de prendre des convictions avec eux, de co-designer pour faire émerger des évidences.

Dans la méthode ias.a, la phase d’expérimentation est une phase d’observation, d’interaction avec le consommateur, l’usager autour d’une innovation potentielle. Cette innovation est le plus souvent incarnée dans un PMV (Produit Minimum Viable). L’objectif d’une phase d’expérimentation est de valider une hypothèse, mais aussi de co-designer des améliorations de son PMV, de l’améliorer afin de trouver ce qui manquerait pour valider l’hypothèse.

Dans la pratique, l’expérimentation permet de se confronter à la réalité du consommateur le plus tôt possible et ainsi d’arriver à détecter des mécanismes d’usage, d’adhésion, d’appréciation qui se répètent.

Aussi et surtout, lorsque l’on raconte son PMV, et que l’on écoute, observe attentivement les réactions, on se rend compte des « poutres », des gros dysfonctionnements, incohérences manifestes que l’on ne voit plus, car aveuglé par sa bonne idée… des évidences apparaissent alors.

L’équipe qui porte l’innovation réalise elle-même l’expérimentation avec le conso. Ce qu’elle mobilise n’est pas le professionnalisme ni la rigueur d’un enquêteur spécialiste des études ou des démarches qualitatives, mais ce sont ses convictions, son « cœur », sa spontanéité. L’enjeu majeur est de charger émotionnellement l’équipe, de l’aider à prendre des convictions en se connectant en direct à ses consos, au terrain… Convictions qui vont l’aider à être des plus persuasives pour aller jusqu’au bout du chemin périlleux d’une innovation.